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Les Polyols ou Polyalcools

Les polyols ou polyalcools …
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Aujourd’hui, de plus en plus de consommateurs se questionnent, quant à la dangerosité de ces « faux sucres »…
Faut-il s’en inquiéter?
En parcourant les rayons alimentaires des supermarchés, nous retrouvons de nouveaux produits récemment mis en vente à base de polyols, tels que du xylitol et de l’érythritol en poudre.
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Les polyols sont des édulcorants de masse faisant partie du groupe alimentaire des glucides et qui furent utilisés en première intention dans les produits destinés aux diabétiques.
Leur apport énergétique plus faible que celui du saccharose en est l’une des raisons principales.
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Les polyalcools ou sucre-alcools, comme ceux mentionnés ci-dessous, sont généralement élaborés en laboratoire mais existent aussi naturellement dans les végétaux.
On les retrouve surtout dans les produits marqués «sans sucre» ou «sans sucre ajouté» comme les gommes à mâcher.
Ils ressemblent plus à des sucres naturels, avec moins d’inconvénients. Ils sont moins sucrants que les édulcorants de synthèse et en quantité cependant ils peuvent causer parfois des malaises gastriques.
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La plupart des polyols sont obtenus à partir de substances naturelles et chimiquement modifiées.
Par exemple, le sucre du bois est transformé en xylitol et la dextrose en sorbitol.
Ils relèvent directement de la catégorie des édulcorants selon la législation actuelle sur les additifs.

LES 4 PRINCIPAUX POLYOLS

Le xylitol

On retrouve ce polyol principalement dans la gomme à mâcher.  En effet, il possède un goût mentholé caractéristique, qui en fait un ingrédient privilégié des chewing-gums sans sucre. Il n’est pas rare également que les industriels l’utilisent dans les dentifrices.
Contenant 40% de calories en moins que le sucre classique, il est très bien toléré par le système digestif.
Le xylitol a un taux d’absorption intestinal correspondant à 50% et par conséquent un taux de fermentation colique de 50%.
Une fois absorbé, l’excrétion urinaire du xylitol est inférieure à 2%, soit une quantité négligeable.
La part absorbée est métabolisée par le foie, où elle est convertie en glucose ou stockée sous forme de glycogène.
Son index glycémique est de 7.
Au niveau agroalimentaire, il est désigné par le code E 967.

ATTENTION AUX CHIENS
Le xylitol est un puissant stimulateur de la sécrétion de l’insuline chez le chien.
Une petite quantité (0.1g/kilo) avalée par le chien va causer une hypoglycémie. Une hypoglycémie modérée va causer une faiblesse musculaire et un manque de coordination. Une hypoglycémie plus prononcée, qui est inévitablement causée par le xylitol, peut amener des crises convulsives, le coma et même la mort.

Le sucre de Bouleau / Xylitol - Al'Origin.fr

L’érythritol

Pour seulement 0,2 kcal/g., il profite d’un pouvoir sucrant équivalent à 70% de celui du sucre.
Si le terme « érythritol » ne vous dit probablement rien, vous connaissez certainement le nom populaire de cet édulcorant, la Truvia (Stévia).
Contrairement à la plupart des faux-sucres, celui-ci est éliminé directement dans les urines et ne passe pas par les intestins.
L’érythritol a un taux d’absorption intestinal correspondant à 90% et par conséquent un taux de fermentation colique de 10%. La totalité de la part absorbée va être éliminée par filtration glomérulaire et être excrétée dans les urines sans être métabolisée et donc sans rejoindre la circulation sanguine.
Son index glycémique est égal à 0.
Au niveau agroalimentaire, il est désigné par le code E 968.
Confit d'oignons/vinaigre balsamique xylitol- vendu sur al-origin.fr Le sucre de Bouleau / Xylitol - Al'Origin.fr

Le sorbitol

Il s’agit de l’édulcorant le plus sucré, car il possède un pouvoir sucrant supérieur de 60%. En revanche, il contient seulement 60% de calories.
On le retrouve partout, aussi bien dans les sodas que les bonbons, les confitures et autres pâtes à tartiner à la noisette.
S’il n’intervient pas dans l’augmentation de la glycémie, le sorbitol est toutefois mal toléré par le système digestif. Fabrication du sorbitol.
Le sorbitol a un taux d’absorption intestinal correspondant à 25% et par conséquent un taux de fermentation colique de 75%.
Une fois absorbé, l’excrétion urinaire du sorbitol est inférieure à 2%, soit une quantité négligeable. La part absorbée emprunte la voie métabolique du fructose.
En effet, le sorbitol est transformé en fructose au niveau du foie, ce qui lui permet de devenir un substrat de la glycolyse ou de la néoglucogenèse.
Son index glycémique est de 9.
Au niveau agroalimentaire, le sorbitol est désigné par le code E 420.
LES POLYOLS ou POLYALCOOLS

Le maltitol

Très similaire au sucre, il contient moitié moins de qualité que celui-ci.
Néanmoins, contrairement aux précédents polyols présentés, cet édulcorant possède un impact fort sur la glycémie et est mal géré par l’insuline. De ce fait, les personnes diabétiques devront éviter ce type d’édulcorant.
Le maltitol a un taux d’absorption intestinal correspondant à 40% et par conséquent un taux de fermentation colique de 60%.
Une fois absorbé, l’excrétion urinaire du maltitol est inférieure à 2%, soit une quantité négligeable.
Les enzymes maltase intestinale et alpha-glycosidase permettent d’hydrolyser le maltitol en deux molécules : le glucose et le sorbitol.
Son index glycémique est de 36.
Au niveau agroalimentaire, le lactitol est désigné par le code E 965
LES POLYOLS ou POLYALCOOLS

CARACTERISTIQUES DES POLYOLS

    • Indice glycémique faible : Des études ont montré que les polyols font partie des glucides sucrés possédant l’indice glycémique le plus faible, entre 0,3 et 30,5, contre plus de 60 pour le sucre et 100 pour le glucose.
      D’ailleurs, l’érythritol affiche un indice glycémique nul.
    • Une bonne digestibilité : Les polyols ont une action prébiotique, c’est-à-dire qu’ils favorisent le développement des bonnes bactéries dans les intestins.
      Cependant, si certains polyols ne représentent aucun danger pour l’appareil digestifs, d’autres sont beaucoup moins bien tolérés par les intestins.
      C’est le cas du sorbitol et du maltitol.
    • Sans impact pour les dents et le diabète : Les polyols n’induisent pas d’augmentation de la glycémie en cas de diabète et ne provoquent pas de caries.
      L’EFSA a ainsi accordé aux polyols des allégations nutritionnelles relatives au maintien de la minéralisation dentaire (en diminuant la déminéralisation dentaire), et à la réduction des réponses glycémiques après un repas.

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QUELQUES COMPARATIFS

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Les polyols ou polyalcools

Ingrédients
Pouvoir sucrant
Indice glycémique
Nombre de calories/ par gramme
Taux d’absorption (en %)
Excrétion urinaire après absorption (en %)
Saccharose (Sucre)
100 %
70
4
0
0
Xylitol
100 %
7
2,5
50
< 2
Maltitol
75 %
36
2,7
40
< 2
Erythritol
70 %
0
0,2
90
90
Sorbitol
60 %
9
2,5
25
< 2
Mannitol
60 %
0
1,5
25
25
Isomalt
55 %
9
2,1
10
< 2
Lactitol
35 %
6
2
2
< 2

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POUR QUI?

Malgré la partie “alcool” du nom, les polyols ou polyalcools ne contiennent pas d’éthanol, le composé qui vous rend ivre.
Les alcools du sucre sont sans danger pour les personnes sujettes à l’alcoolisme.
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Par le passé, les produits destinés aux diabétiques contenaient une mention indiquant la quantité de glucides assimilables, qui permettait ainsi aux diabétiques de type 1 (DT1) d’adapter leur traitement d’insuline de manière plus efficiente.
En effet, les polyols ont la particularité de n’être que partiellement absorbé, diminuant ainsi la quantité impactant la glycémie et les besoins en insuline.
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Le diabète se définit par des glycémies (taux de glucose sanguin) trop élevées : plus de 1,26 g à jeun.
Il est dû, selon le type de diabète, soit à la quasi absence de production d’insuline par le pancréas, soit à l’inefficacité de l’insuline produite.
Le résultat est le même : les glucides consommés, sous forme de pain, féculents, fruits, ou sucreries, s’accumulent dans le sang, voire dans les urines, et ne parviennent pas aux organes qui ont besoin de carburant.
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Le traitement et la prise en charge des DT1 est complexe, mais son but premier est l’optimisation du contrôle glycémique afin de prévenir au mieux les complications à court et à long terme
Une fois diagnostiqué, les modalités de prise en charge varient selon le type de diabète, l’avancée de la maladie et de nombreux paramètres individuels.

BON A SAVOIR :
  Une consommation de plus de 10 g par jour de polyols ou polyalcools peut provoquer de l’inconfort gastro-intestinal et de la diarrhée.
À titre informatif, une barre de chocolat sans sucre ajouté pesant 45 g peut contenir près de 19 g de polyols!
Il importe donc de bien de lire l’étiquetage nutritionnel!

LES POLYOLS SONT-ILS DANGEREUX POUR LA SANTE?

Pour remplacer le sucre, de nombreux édulcorants de synthèse (les polyols ou polyalcools) ont envahi le marché depuis déjà plusieurs années. Ces additifs alimentaires viennent transformer les aliments en leur donnant une saveur sucrée…
Cependant, tous les édulcorants n’ont pas les mêmes caractéristiques. Les polyols sont des édulcorants de masse, aujourd’hui très répandus.
Leur pouvoir sucrant est modéré et ils sont cariogènes, en effet certains peuvent provoquer des caries. De plus, ils présentent un inconvénient majeur : leur consommation importante peut être responsable de fermentations intestinales. Hormis l’érythrytol qui n’a aucunes de ces caractéristiques.
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Les édulcorants, tels que les polyols ou polyalcools, font ou ont fait l’objet de nombreuses controverses. Ils sont évalués régulièrement par les autorités de santé qui définissent des DJA (dose journalière admissible) qui sont en fait des seuils de sécurité à long terme.
Toutefois, attention à la dépendance au gout sucré qu’ils procurent !
Il convient de se déshabituer du gout sucré et de privilégier la consommation des produits sucrés naturels tels le miel d’acacia (Ig 35) en petites quantités et occasionnellement.
En effet, la consommation de produits sucrés avec des substituts du sucre entretient le goût pour les aliments sucrés et ne s’avère pas la solution à une alimentation contrôlée en glucides.
Selon certaines études, les substituts de sucre pourraient également modifier la composition du microbiote (flore intestinale), et ainsi causer une intolérance au glucose.
Consommés quotidiennement, ils favoriseraient une prise pondérale, ce qui est tout à fait à l’encontre des bénéfices recherchés.
A  RETENIR : Il importe de s’habituer à manger moins sucré.

A CONSIDERER

Certains polyols ou polyalcools comme : sorbitol, isomalt, Maltitol, peuvent élever très légèrement la glycémie.
Il ne faut pas en abuser, mais il est préférable de choisir les bonbons et les chewing-gums sans sucre qui en contiennent, plutôt que des sucreries traditionnelles.
 Ils sont aussi utilisés dans les dentifrices, les bains de bouche, et les médicaments tels que les sirops pour la toux ou les pastilles pour la gorge.
L’apport calorique des polyols est de 2 kcal par gramme, 2 fois moins que le sucre.
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